Françoise Guichard (Facebook poet): Tube-train Breeze

Translated by Timothy Adès

Il y avait du vent à Louvres-Rivoli
Dans le couloir menant à mon quai de métro.
Souffle fort remontant et cherchant la sortie
Soulevant les cheveux et gonflant les manteaux.

À cette profondeur d’où vient donc cet air-là
Qui cherche à s’échapper s’envolant vers la rue ?
Est-il dans une bouche entré à Opéra
Puis se serait enfin dans la une perdu ?

Est-ce-qu’il nait au fond des sous-sols glacés ?
Ou d’un lieu infernal là où sont les damnés ?
J’aimerais savoir d’où vient cet air que j’inspire !

Serait-ce pas plutôt en réfléchissant bien
Un mouvement qui nait par vitesse des trains ?
Turbulence en folie à trajectoire en spire.

At High Street Kensington there was a wind
as I approached my platform, in the passage:
a rising, hefty gust, that tried to find
the exit. Coats ballooned, hair got the massage.

How did it get down here? That’s quite a hard one.
It tries to fly, to flee! Perhaps it flew
in by some orifice at Covent Garden,
ending up baffled on the Bakerloo.

Born in a frozen subterranean cell,
or in some region of the damned in hell?
I wonder where it’s from, this air I’m breathing!

A cause more likely, if I use my brains,
would be the rapid motion of the trains:
mad turbulence, that drives a spiral’s wreathing.

Translation: Copyright © Timothy Adès

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