Gérard de Nerval (1808-1855): Stagecoach Relay

Translated by Timothy Adès

Le Relais

En voyage, on s’arrête, on descend de voiture;
Puis entre deux maisons on passe à l’aventure,
Des chevaux, de la route et des fouets étourdi,
L’œil fatigué de voir et le corps engourdi.

Et voici tout à coup, silencieuse et verte,
Une vallée humide et de lilas couverte,
Un ruisseau qui murmure entre les peupliers, –
Et la route et le bruit sont bien vite oubliés!

On se couche dans l’herbe et l’on s’écoute vivre,
De l’odeur du foin vert à loisir on s’enivre.
Et sans penser à rien on regarde les cieux.
Hélas! une voix crie: « En voiture, messieurs! »

Break in the journey. Step to ground.
Gap between houses: let’s look round!
By horses, whip-cracks, roads oppressed:
Limbs deadened, eyes in need of rest.

Suddenly, peace; green calm, as well:
A lilac-glade, a dewy dell,
A brook with poplars overhead:
No road, no racket: this instead.

Sprawled in the grass! Our senses thrive,
As draughts of new-mown hay revive.
We gaze, unburdened, at the skies…
“Sirs, to the coach!” some fellow cries.

Translation: Copyright © Timothy Adès

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