THÉOPHILE GAUTIER (1811-1872): Chinoiserie

Translated by Timothy Adès

Ce n’est pas vous, non, madame, que j’aime,
Ni vous non plus, Juliette, ni vous,
Ophélia, ni Béatrix, ni même
Laure la blonde, avec ses grands yeux doux.

Celle que j’aime, à présent, est en Chine ;
Elle demeure, avec ses vieux parents,
Dans une tour de porcelaine fine,
Au fleuve jaune, où sont les cormorans ;

Elle a des yeux retroussés vers les tempes,
Un pied petit, à tenir dans la main,
Le teint plus clair que le cuivre des lampes,
Les ongles longs et rougis de carmin ;

Par son treillis elle passe sa tête,
Que l’hirondelle, en volant, vient toucher,
Et, chaque soir, aussi bien qu’un poète,
Chante le saule et la fleur du pêcher.

Madam, you’re not my love, and nor are
you, Beatrice, nor you, Juliette,
nor you, Ophelia; nor yet,
with her great, soft eyes, golden Laura.

In China at this very hour,
seeing her parents, is my lover,
in a fine porcelain china tower,
with cormorants, on the Yellow River.

Eyes at the temples gathered in;
long finger-nails, emblazoned gules;
paler than lamps of brass, her skin;
feet, in my safe hands, minuscule.

Out through the lattice comes her face,
brushed on the wing by veering swallow.
Each evening she with poet’s grace
sings the peach-blossom and the willow.

Translation: Copyright © Timothy Adès

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