Françoise Guichard: Margaret Eloise Knight

Translated by Timothy Adès

Margaret Eloise Knight (14.2.1848 – 12.10.1914)

En dix-huit cent quarante-huit, Margaret est née
Dans le Maine. Elle est jeune quand son père meurt.
De l’école, elle doit partir tôt – quel malheur ! –
Au travail du coton sa vie est destinée.
Au moulin à coton dans sa douzième année
A vu un accident qui remua son coeur :
Une navette tua un ouvrier fileur.
À trouver une protection, s’est acharnée.
De santé fragile, elle fit plusieurs métiers
Mais toujours elle eut une invention en chantier :
Pour les sacs en papier créa une machine,
Pour faire des semelles, pour numéroter,
Un moteur ! Cent brevets, on peut lui imputer,
Fut la première déposante féminine.

Mid 19th century in Maine begotten,
She’s just a young child when her father dies:
Must leave school early – these calamities! –
Her destiny was work, her world was cotton.

Twelve years of age: and in the cotton-mill
She saw an accident that horrified:
A flying shuttle hit a man, who died.
She wrestled with the problem, with a will.

Her health was poor: of many trades a queen,
Always with some invention, some machine:
For making soles of shoes, for numbering,

A motor… she could tackle anything.
She took a hundred patents out, or more:
No woman took a patent out before.

Translation: Copyright © Timothy Adès

This entry was posted in Poems and tagged . Bookmark the permalink.